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04-11-2008 |
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A la fin des années 90, Mamadou Koulibaly a effectué une étude au CODESRIA sur "Les coûts de la corruption". Ce texte, qui est toujours d'actualité, a été publié en 1999 par LE COURRIER ACP-UE, n° 177, octobre-novembre 1999.
Extrait du document Le corrupteur, comme le corrompu, refusent tous ensemble de se conformer aux règles en vigueur et qui sont considérées comme honnêtes et justes... Les coûts de la corruption peuvent ainsi être appréciés à travers les coûts externes et les coûts d'opportunités qu'elle fait subir à la collectivité...La corruption implique, au-delà du corrupteur et du corrompu, ceux qui doivent faire les frais de ce "petit jeu". Il y a nécessairement une tierce personne qui paye ce que les autres se partagent... Ces pratiques sont peut être universelles mais l'impunité dans les économies africaines est reconnue d'utilité publique. La corruption est condamnée par tous mais l'impunité est admirée et célébrée par les individus impliqués dans la corruption et organisés, en bande, en clan, en gang et en réseau avec différentes strates de responsabilité au sommet duquel, très souvent, se trouvent les magistrats suprêmes de ces Républiques. |
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09-09-2008 |
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“Sans mentir on ne vendrait rien” Proverbe arabe Lorsque le Président de la République a été invité par la Commission électorale indépendante (CEI) à prendre le décret fixant la date de l’élection présidentielle, celui-ci a fait savoir aux commissaires qu’il avait bon espoir que leurs calculs étaient justes et qu’ils ne le feraient pas mentir. Ainsi le décret du 14 avril 2008 a convoqué le collège électoral pour le premier tour de l’élection du Président de la République le 30 novembre 2008. En proposant cette date, la Commission électorale semblait avoir compressé les délais du processus électoral à l’excès. Une exception toutefois, la période qui sépare la publication de la liste électorale provisoire du jour du scrutin semblait confortable et adéquate. Le respect de cette date supposait cependant trois conditions que l’on donnait comme acquises d’emblée. |
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17-04-2008 |
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A la clôture de la cérémonie commémorative du 10e anniversaire du Réseau des Femmes Africaines Ministres et Parlementaires - Côte d'Ivoire, Mamadou Koulibaly a prononcé un discours mémorable sur le" Leadership et Développement Africain". mkoulibaly.net vous le propose en intégralité. Extrait du document: Dans cette communication, nous avons voulu comprendre comment fonctionnait la mondialisation. Il nous est apparu qu'elle était faite essentiellement de compétitions entre pays qui aspirent tous à devenir riches. Nous avons accepté l'idée que cette compétition entre pays était en réalité une compétition entre les décideurs de chacun des pays. Les élites et les leaders sont en compétition à travers la globalisation. Et cette perspective engage donc le leadership dans des défis plus ou moins difficiles. Nous avons repositionné le débat sur le leadership africain dans la construction des nations. |
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17-04-2008 |
“Dans son livre à succès de 1978, intitulé “The way the world works”, Jude Wanniski célébrait les succès de la Côte d’Ivoire jusqu’alors. Pour Wanniski, la Côte d’Ivoire était la vedette de l’Afrique. […] Depuis 1978, le pays vedette de Wanniski a donné le spectacle de l’un des effondrements les plus spectaculaires. […] Les Ivoiriens sont aujourd’hui cinquante pour cent plus pauvres qu’en 1978.” William EASTERLY in “Les pays pauvres sont-ils condamnés à le rester?” (2006, p.252)
“Le FPI vole”. “Le FPI est incompétent”. “Le FPI est corrompu”. Tels sont les complaintes et les cris que l’on entend depuis quelque temps, de la part d’un certain nombre de politiciens et d’intellectuels non moins politiques, défenseurs de l’ancien régime du parti unique. Mais au lieu de montrer la route de la justice au FPI, les défenseurs de cette thèse exigent simplement que le Front populaire ivoirien renonce à gouverner la Côte d’Ivoire et accepte de s’allier à des envahisseurs étrangers pour rendre le pays ingouvernable, à moins qu’il ne leur soit au minimum permis de partager le pouvoir du Président Laurent Gbagbo. |
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17-04-2008 |
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Le président de la République française est venu, comme De Gaulle, et il a parlé aux Africains. Qu'a-t-il dit au juste ? Il nous a fait une série de propositions et d'analyses... Mais nous, on veut aller dans le monde par le marché et non sous la protection de qui que ce soit. Nous connaissons le chemin. Le monde, ce n'est pas que la France; le monde, ce n'est pas que l'Europe. Le monde, c'est aussi l'Afrique, c'est aussi l'Amérique, c'est aussi l'Asie. Le monde, c'est ailleurs. Nous voulons choisir librement notre méthode d'y entrer, notre façon d'y participer. Ce n'est pas par dégoût, mais c'est notre intérêt et rien que cela. L'Eurafrique ? Très bien merci. Mais ça sera vraisemblablement comme par le passé... |
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